Daytripper de Fàbio Moon et Gabriel Bà

Publié le par librairie glenat

Daytripper est l'histoire de Brás de Oliva Domingos. Brás est écrivain, il gagne sa vie en rédigeant les rubriques nécrologiques du journal qui l'emploie. Il a conscience que ce travail n'est qu'un gagne pain, mais il l'effectue consciencieusement, dans l'ombre de son père, écrivain quant à lui très célèbre. Daytripper est l'histoire de la mort de Brás, de ses différentes morts possibles, peut-être est-il mort à 11 ans, à 21, à 37, 46 ou 76... Mais peu importe, peut-être n'est-ce pas sa mort qui est importante...

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Daytripper, au jour le jour.

Scénario de Fàbio Moon

Dessin de Gabriel Bà

Couleurs de Dave Stewart

Édition Urban Comics


"Les Day Trippers sont des gens qui font un petit voyage dans la journée et sont rentrés le soir, n’est-ce-pas ? Ils font une excursion en bateau ou quelque chose comme ça.", voilà comment John Lennon expliquait les paroles de la chanson Daytripper, ici pour les jumeaux brésilien Fàbio Moon et Gabriel Bà, il s'agirait d'un voyage vers un jour clé du destin de leur personnage. 

Daytripper est un ouvrage très intriguant, hors du commun et particulièrement envoûtant. Chaque chapitre est ponctué par la mort du personnage principal, ses morts sont dramatique, absurde voir rocambolesque, mais, à la manière du film Un jour sans fin, on retrouve le personnage au début du chapitre suivant avec l'illustration d'un autre destin possible. La thématique de la mort omniprésente peut paraître macabre au premier abord, mais elle finie par s'effacer au profit de ce qu'il se passe entre chaque décès, comme pour montrer que la vie est importante grâce à tout ces petits moments, plaisirs éphémère, anodin comme un café noir avant de démarrer sa journée de travail, ou inoubliable comme un premier baiser. 

Au dessin, Gabriel Bà, que l'on connaît sur Umbrella Academy, réalise un travaille irréprochable. Son trait fin, appuyé par une mise en scène sobre et limpide, fait de véritable merveille, le tout est mis en couleur brillamment par Dave Stewart, ici la couleur est partie intégrante de la réussite de cette album.

Au final, émotion, réflexion et plaisir font de cet album, une des plus belles réussite en bande dessinée de cette année. Saluons l'initiative d'Urban Comics d'avoir publié ce récit enchanteur, salué par un Eisner Award en 2011.

 

Benjamin

Publié dans Nos Chroniques

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